Gays, Lesbiennes et Lob-bi

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Au moins 5% de la population serait homosexuelle. La statistique est imprécise en l’absence d’études spécifiques sur cette question. En France cela concerne ainsi plus de trois millions de personnes. Par extrapolation, dans le monde, cela représente 300 millions d’individus, dont beaucoup ne peuvent pas vivre leur sexualité en raison de préjugés sociaux ou religieux ou de législations condamnant cette nature. Les discriminations qui touchent les LBGT (Lesbians-Gays-Transsexuels) sont encore nombreuses aujourd’hui comme elles l’étaient hier.

Une forte présence dans les couloirs du parlement européen

Elles ont entraîné la création de groupes de pression au premier rang desquels on trouve l’Ilga-Europe, une branche de l’Ilga mondiale, se bat pour défendre l’équité des droits des gays, lesbiennes, bi-sexuels et transsexuels.

Chez les gays, on n’aime pas vraiment la qualification de lobby par ce qu’elle connote leur combat comme quelque chose d’obscur comme l’opinion française aime à penser les lobbies. Il n’en va pas de même pour l’Ilga-Europe qui consacre une section de son site internet à cette question sous l’intitulé « Advocay and Lobbying ». L’association reprend sous ce thème différentes prises de position notamment l’incorporation de la lutte contre les discriminations touchant les homosexuels dans la lutte contre les discriminations sexuelles, liées à l’âge, aux origines, aux religions en général. Elle cherche à être un contre-poids aux groupes de pression catholiques très puissants au sein du parlement européen. Dans un entretien au magazine Têtu, Pierre Serne, membre de l’Ilga-Europe, indique « On peut dire ça. Le lobbying n’est pas mauvais en soi s’il est transparent et va dans le sens de l’intérêt général. C’est exactement ce que fait l’Ilga-Europe en faveur des personnes LGBT auprès des diverses institutions européennes: la Commission et le Parlement européen, le Conseil de l’Europe, l’OSCE ou encore les gouvernements nationaux ».

L’objectif de l’équité

Comme beaucoup de minorités, les gays se sont organisés depuis plusieurs années pour exister politiquement et socialement. En France, c’est le cercle Saint-Sébastien et les Enfants de Cambacérès, du nom de celui dont le travail juridique précédé la dépénalisation de l’homosexualité en France, qui représentent une partie des intérêts gays.

Du point de vue économique, c’est le SNEG, syndicat national des entreprises gays, qui mobilisent ses réseaux. Ses adhérents peuvent y faire du business, défendre leurs intérêts face à l’homophobie qui peut toucher leurs activités et relayer les combats sociétaux des homosexuels. De la même façon, aux Etats-Unis existe une Chambre de commerce LGBT, la National Gay & Lesbian Chamber of Commerce. Comme son homologue françaises, l’organisation américaine ne défend pas que des thématiques économiques et participe activement par exemple à ce que l’administration de Barack Obama intègre des LGBT dans ses équipes.

Les thématiques défendues par les lobbies gays sont généralement celles d’une meilleure incorporation dans la société. L’égalité des chances, l’évolution des législations dans les pays où l’homosexualité, ou les pratiques homosexuelles, sont interdites, la question du mariage gay, de l’adoption d’enfants par les couples homosexuels (qui sont en France sont obligés de mentir sur la nature de leurs liens pour espérer aller jusqu’au bout de leur procédure d’adoption) par là-même l’homoparentalité. On estime qu’aujourd’hui en France, 30.000 enfants sont éduqués dans des familles homosexuelles. Récemment la proposition de créer un statut du beau-parent a été fortement soutenu par ce lobby. Ces actions entraînent des manifestations contraires.

En Suisse, plusieurs organisations se font fortes de tenter de modifier les programmes scolaires d’éducation sexuelle en y intégrant la question des sexualités différentes.

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Mystère Hamer

La question de l’homosexualité n’est pas absente du débat dans le domaine de l’éthique médicale. Bruno Halioua, dans son livre « Science et conscience » (Editions Liana Lévi) revient sur les recherches du « gène gay » de Dean Hamer.  Ce biologiste moléculaire « publie, écrit l’auteur dans Science, un article intitulé  » Une liaison entre des marqueurs de l’AND sur le chromosome X et l’orientation sexuelle masculine » qui fait l’effet d’une bombe ».

L’étude de Hamer, qui sera ensuite démontée par un grand nombre de ses confrères, indique que la bande Xq28, un ensemble de marqueurs génétiques dans une région du chromosome X, serait responsable de l’homosexualité. Aux Etats-Unis, plusieurs groupes de pressions gay « accueillent cette nouvelle d’autant plus favorablement qu’elle fournit un argument de poids face aux législations puritaines qui ne peuvent plus considérer l’acte homosexuel comme délictueux à partir du moment où il est inné ». Cette idée d’une prédestination génétique est depuis battue en brèche. La génétique ne suffisant pas à expliquer ce qu’est un individu et ce qu’il devient.

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