Le lobby cubain : « Viva influencia »

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Les relations entre Cuba et les USA sont passablement compliquées. Si Fidel Castro n’a pas réussi à faire tomber de son piédestal son tout-puissant voisin depuis son arrivée au pouvoir en 1959, l’inverse est vrai aussi. Alors que le castrisme connaît son crépuscule, il est bon de revenir sur l’influence du lobby cubain sur la politique des Etats-Unis, de la baie des cochons à l’élection controversée de George Bush junior en 2000, grâce notamment à l’Etat de Floride. Un état où la diaspora cubaine anti-castriste a trouvé un havre de paix. Même si les relations conflictuelles entre les deux pays sont plus anciennes. N’oublions pas que les américains ont eu une influence économique et culturelle sur l’île dont la présence des célèbres cadillacs et du centre de détention de Guantanmo (au sud-est de l’île) témoignent.

Dans un mémoire de fin d’étude intitulé « Le lobby cubain aux Etats-Unis de 1959 à nos jours », Salim Lamrani, revient sur cette question avec un certain brio. Vous pouvez consulter le document à partir d’ici. L’auteur indique notamment que « L’influence démesurée du lobby cubain s’est illustrée lors du dramatique scandale médiatico-politique du petit Elián González, séquestré pendant plus de six moins contre la volonté de sa famille. Ce cas, qui serait passé inaperçu si l’enfant avait été mexicain ou haïtien, a pris des proportions rocambolesques étant donné sa nationalité cubaine. Le groupe de pression cubain, représenté majoritairement par la CANF, n’a pas hésité à utiliser un enfant de six ans pour atteindre ses objectifs politiques et humilier le gouvernement cubain car « la fermeté envers le régime castriste est la seule politique qui puisse mobiliser aujourd’hui encore des foules dans les rues de Miami ». On se rappelle comment cet enfant avait été instrumentalisé dans l’opinion publique et fait l’objet de nouvelles tensions diplomatiques entre les deux pays. Cuba fait toujours l’objet d’un embargo, récemment allégé par l’administration Obama.

La CANF mobilise également d’importants fonds à l’occasion des campagnes électorales et sait mieux que quiconque mobiliser ses partisans. Depuis l’arrivée de Barack Obama son pouvoir d’influence se réduit. La fin du régime castriste historique à la mort de Fidel Castro rendra anachronique les premiers objectifs de cette organisation. Cette dernière cherche désormais à maintenir son aura en promouvant le développement des relations économiques bilatérales comme elle l’indique dans ce document.

Commentaires

  1. Viktor Dedaj dit :

    « Cuba fait toujours l’objet d’un embargo, récemment allégé par l’administration Obama. »

    Obama n’a pas, à proprement parler, « allégé l’embargo ». Il est revenu sur deux mesures qui avaient été prises par l’administration de Bush Jr et qui avaient fortement déplu aux cubains de Miami (limitation stricte des sommes d’argent pouvant être envoyées à Cuba et de la fréquence des voyages pouvant y être effectués).

    L’embargo (ou la « tentative de blocus » pour utiliser le terme qui me semble correspondre le plus à la réalité) est intact.