Les lobbies au cinéma. « Silence, on tourne à Lobbywood »

Après l’article sur les lobbies dans les séries télévisées, voici un article consacré aux films évoquant les lobbies et dont la présence au générique constitue un élément essentiel de la trame narrative. En voici donc le top 10 avant un article du même genre consacré aux documentaires traitant des lobbies.

  1. Thank you for smoking. 2006. Film de Jason Reitman, le réalisateur de Juno, adapté du livre de Christopher Buckley. L’histoire raconte le destin d’un homme face au lobby du tabac. http://www.youtube.com/watch?v=iBELC_vxqhI
  2. Erin Brokowich, seule contre tous. 2000. De Steven Soderbergh (qui a également produit K Street, une série mi-docu-mi-fiction sur le lobbying à Washington D.C.). On retrouve au générique Aaron Eckhart, vu dans Thank you for smoking. Le film traite d’un fait réel. Erin Brokowich, la vraie, aura bataillé ferme contre la Pacific Gas and Electric Company pour avoir contaminé l’eau par du chrome exvalent dans une petite ville de Californie.

  3. La Firme. 1993. De Sydney Pollack. Avec Tom Cruise. Un jeune avocat se bat au sein de la société d’avocats qui l’a engagé contre les liens de son entreprise avec la mafia au péril de sa vie.

  4. She hate me. 2003. De Spike Lee. Un jeune homme licencié de son poste dans une entreprise de biotechnologies monte un lobby lesbien. Tout un programme.

  5. Mr Smith au Sénat. 1939. De Franck Capra. Jefferson Smith, joué par James Stewart, devient sénateur des Etats-Unis. Loin d’accepter le système et ses assujétions, il décide d’aller à son encontre pour tenter de le moraliser.  

  6. State of Play. 2009. Tiré d’une série télévisée britannique diffusée sur la BBC, State Of Play revient sur les relations croisées qu’entretiennent les mondes économique, politique et médiatique. Avec Russel Crowe et Bel Affleck. 

  7. Le Nouveau protocole. 2008. De Thomas Vincent. Alors que son fils, gravement malade, décède dans un accident de voiture, son père met en accusation les firmes pharmaceutiques qui lui procuraient un traitement expérimental.  

  8. Michaël Clayton. 2007. De Tony Gilroy. Produit, entre autres, par Sydney Pollack. George Clooney, avant de vendre du café, est aussi un acteur engagé avec en particulier le film Ocean Twelve, pouf, pouf, non avec Good Night and Good luck traitant des pratiques des médias lors de la période de chasse aux sorcières aux Etats-Unis. Dans ce thriller juridico-économique, comme seuls les américains savent et aiment faire, Michaël Clayton doit choisir entre dire la vérité sur les pratiques d’une entreprise agrochimique dont il est le conseiller juridique ou se taire et laisser des gens dépérir. What else ? 

  9. Révélations. 1999. De Michaël Mann. Avec le grand Al Pacino et encore Russel Crowe, qui n’a pas été que Gladiator. Tirée d’une histoire vraie. Celle de Lowell Bergman, rien à voir avec le cinéaste, producteur de l’émission 60 minutes, qui décide dans son émission de montrer les procédés de l’industrie du tabac pour rendre dépendants les fumeurs. 

  10. Star Wars, la menace fantôme. 2006. George Lucas. « L’Alliance Inter-Corporations, la Fédération du Commerce en particulier, sont une extrapolation des lobbies qui contrôlent la politique américaine et mondiale. En cela, la demande d’aide de la reine Amidala dans La Menace fantôme est représentative des embrouilles bureaucratiques fomentées par les lobbies » indique Wikipédia. Pour vérifier, regardez les six films, et même si vous n’êtes pas d’accord, vous aurez passé un excellent moment.

Bonus 1. Promised Land.  Gus Van Sant. 2012. Un homme, dont le métier est de s’assurer de la bonne coopération d’agriculteurs quant à l’exploitation du gaz de shiste sur leurs terres, retourne sa veste. Sorte d’Erin Brokowich en retard et en masculin.

On le voit dans cette sélection non exhaustive, loin s’en faut, une grande diversité rythme le traitement des lobbies dans le cinéma. Rien cependant, sur le lobbying de l’industrie du cinéma face au téléchargement illégal. Il y a là pour autant une intrigue toute faite et un succès assuré au box-office… des réseaux peer to peer.

Commentaires

  1. […] que l’on retrouve naturellement dans les séries américaines (je rédigerai j’ai rédigé une note sur sa présence dans le cinéma) cette pratique énoncée, observée, dénoncée, encensée… En voici un panorama […]

  2. […] En suivant ce lien, vous tomberez sur un papier du site Lobbycratie consacré à la présence des lobbies au cinéma qui dénonce souvent leurs pratiques comme le veut la trame des thrillers économico-politiques américains. De quoi se rappeler quelques bons films. […]

  3. […] un top-film ayant pour trait au lobbying, voici son équivalent pour les documentaires qui permettent […]

  4. […] cinéma est très souvent fervent quand il s’agit d’évoquer le lobbying des autres secteurs. Mais il n’est pas en reste quand il s’agit de défendre ses intérêts. Les […]

  5. […] Sorte de remake de David et Goliath, le film fait jouer à l‘industrie pharmaceutique le rôle du méchant, ce qui ne nous étonnera pas. Ce n’est pas la première fois que les lobbies brûlent les planches (lire cet article sur Les lobbies au cinéma). […]

  6. […] => http://www.lobbycratie.fr/2009/12/29/les-lobbies-au-cinema-silence-on-tourne-a-lobbywood/ […]