Les lobbies de l’énergie s’agitent

Le journal Le Monde revient dans un article de ce jour sur le financement des climato-sceptiques aux USA, et par là-même à travers le monde. Le journal rappelle en partie ce que l’on savait déjà. Un, que Exxon a financé pendant longtemps les activités, les recherches de climato-sceptiques. Deux, que désormais que la compagnie pétrolière se fait plus discrète sur ce point, c’est le groupe pétrochimique Koch qui est devenu le bailleur de fonds principal des climato-sceptiques. Le groupe a un long passé d’influenceur comme le souligne cet article du site canadien Cyberpress.

Greenpeace a fait de la firme sa principale cible en la matière et a publié un document, disponible ici en anglais, très instructif sur les méthodes de ce géant et surtout sur ses réussites en matière de lobbying. Fidèle à son habitude, l‘ONG n’y fait pas par le dos de la cuillère.

Le lobbying souffle aussi sur l’éolien

En parallèle, le lobby des énergies renouvelables agit lui aussi pour influer les lois et les informations sur la question. Selon OpenSecrets, les firmes du secteur ont dépensé l’an dernier 30 millions de dollars contre 2,4 millions de dollars en 1998 pour « promouvoir leurs intérêts auprès des parlementaires ». Les industriels des hydrocarbures, de l’électricité et des mines ont dépensé 426 millions de dollars en 2009 contre 142 millions en 1998.  Ce qui nous fait le rapport de force entre alternatifs et classiques de 1 à 14.

La montée en puissance des dépenses des énergéticiens alternatifs s’expliquent pour une large part par le nombre d’organisations qui réalisent des opérations de lobbying, dix fois plus en 2009 qu’en 1998. Parmi les lobbies des énergies renouvelables, c’est l’American Wind Association qui se démarque avec 5 millions de dépenses en lobbying. Les enjeux sont majeurs comme on l’a vu en France récemment sur les questions de fiscalité, de tarifs de rachat de l’énergie ou bien de zones d’implantation des éoliennes sur terre ou offshore.

Commentaires

  1. judabricot dit :

    mais les industriels « alternatifs » et « classiques » font souvent partie des mêmes groupes, cf. EDF et EDF énergie nouvelles, filiale rachetée par le groupe, avec parfois des actions de lobbying qui vont dans des sens inverses !