Présidentielles 2012. Posez vos questions aux candidat(e)s sur le thème du lobbying

Marianne 233x300 Présidentielles 2012. Posez vos questions aux candidat(e)s sur le thème du lobbyingOn le sent, on le soupèse, on le subodore, l’élection présidentielle approche à grands pas. En mai prochain, la France connaîtra l’identité du tenant de sa fonction suprême. Tenant et pas tenante car tout laisse à penser que le prochain titulaire de la charge sera un homme.

Les élections présidentielles, parce qu’elles constituent des tournants majeurs dans l’histoire politique d’un pays, sont l’occasion pour les groupes de pression de sonder, proposer, expliquer, exiger parfois aussi, des engagements de la part des candidats. Dans la droite ligne de ce site, qui est de montrer l’influence des intérêts particuliers sur la ligne directrice des représentants de l’intérêt général, je vais d’ici quelques semaines, envoyer à tous les candidat(e)s qui se présentent  à cette élection une série de questions portant sur le lobbying et la manière dont ils pensent réagir face à ce phénomène.

J’ai déjà en tête un certain nombre de thèmes (Edit le 15/02/2012 grâce aux commentaires) :

- Qu’est-ce que l’intérêt général selon vous ? Qui en est le détenteur ? Au nom de quels intérêts ?

-  Comment préserver la culture de l’intérêt général dans notre pays ?

- Qui des « class actions », ces actions collectives en justice permettant à des particuliers de donner le droit à un représentant d’agir en leur nom ?

- Comment extraire les parlementaires des pressions des groupes de pression ? Faut-il continuer à leur permettre de cumuler une activité d’avocat d’affaires et leur fonction de parlementaire ?

- Faut-il changer la loi sur la question du lobbying en France ?

- Quelle stratégie pour le lobbying « France » ?

- Faut-il agir, et si oui comment, face à l’omniprésence de groupes qui dépendent, totalement ou partiellement, de commandes de l’Etat, d’être propriétaires de médias ?

- Comment améliorer le dialogue entre l’Etat et la société civile (associations, ONG, entreprises, syndicats…) ?

- Le Conseil d’Etat, dans son rapport 2011 « Consulter autrement, participer effectivement », recommande une loi-code pour définir les principes du développement de concertations ouvertes et de participation du public. Y êtes-vous favorable ?

- Comment améliorer la transparence concernant les représentants d’intérêt auprès des parlementaires, du gouvernement et des administrations ?

- Comment améliorer l’empreinte législative ?

- Comment renforcer et améliorer l’efficacité des registres des représentants d’intérêts au Sénat et à l’Assemblée ? Souhaitez vous étendre ces registres au niveau exécutif ?

- Souhaitez-vous renforcer l’usage d’études d’impact et la consultation des parties prenantes à ce sujet avant toute décision législative ou réglementaire ?

- Comment mieux prévenir le risque de conflits d’intérêts au niveau du Gouvernement et du Parlement ?

- Comment améliorer le lobbying des organisations françaises (entreprises, ONG, associations) à Bruxelles dans le nouveau cadre du traité de Lisbonne ?

et quelques autres encore.

Chaque candidat(e), ou son représentant, disposera d’une date limite pour répondre en un nombre de signes défini, mais nous sommes sur Internet, et la place accordée sera grande au besoin. Les textes seront publiés dans leur ordre d’arrivée sur ce site Internet, sans coupures de ma part. Ce questionnaire sera envoyé aux candidats se présentant effectivement à l’élection présidentielle en ayant reçu le nombre de parrainages nécessaire. Pour élargir le champ des questions, ou les affiner, je fais appel aux contributions des lecteurs pour proposer des questions. Si d’aventure vous avez des questions à poser sur la thématique du lobbying aux candidat(e)s, n’hésitez pas à les déposer en commentaires ou bien à l’adresse suivante : lobbycratie.fr@gmail.com.

Mikaël Cabon

Commentaires

  1. gerylecerf dit :

    Les questions suggérées sont incomplètes ou insuffisamment objectives. Au passage, il n’y a pas de « loi » sur le lobbying en France. Ce sont des textes réglementaires qui interviennent indirectement, quelques textes organiques ou de la soft law.

    Je suggère la liste suivante :

    - Quelle est selon vous la définition précise de l’intérêt général ?

    - Comment améliorer le dialogue entre l’Etat et la société civile (associations, ONG, entreprises, syndicats…) ?

    - Le Conseil d’Etat, dans son rapport 2011 « Consulter autrement, participer effectivement », recommande une loi-code pour définir les principes du développement de concertations ouvertes et de participation du public. Y êtes-vous favorable ?

    - Comment améliorer la transparence concernant les représentants d’intérêt auprès des parlementaires, du gouvernement et des administrations ?

    - Comment améliorer l’empreinte législative ?

    - Comment renforcer et améliorer l’efficacité des registres des représentants d’intérêts au Sénat et à l’Assemblée ? Souhaitez vous étendre ces registres au niveau exécutif ?

    - Souhaitez-vous renforcer l’usage d’études d’impact et la consultation des parties prenantes à ce sujet avant toute décision législative ou réglementaire ?

    - Comment mieux prévenir le risque de conflits d’intérêts au niveau du Gouvernement et du Parlement ?

    - Comment améliorer le lobbying des organisations françaises (entreprises, ONG, associations) à Bruxelles dans le nouveau cadre du traité de Lisbonne ?

  2. CCevasco dit :

    excellente initiative dans son principe,qui est portée à notre connaissance par le réseau de lobbyistes BASE (cette association regroupe des professionnels des affaires publiques en entreprise, des consultants en cabinets de conseils, des universitaires et chercheurs, des avocats…. C’est pourquoi un lobbyiste comme moi vient à lire votre billet !

    Puis je toutefois humblement et sincèrement sans esprit polémique vous suggérer d’intégrer à votre réflexion quelques interrogations comme par exemple :
    qu’est ce que l’intérêt général ? Qui en est détenteur? au nom de quelles valeurs ? au détriment de quel(s) intérêt(s)particulier(s)?

    ou encore pourquoi accepter qu’un député puisse être avocat d’affaire (comme JF Copé le fut par exemple en même temps qu’il présidenat le groupe UMP…) alors qu’on interdit le cumul entre un poste de parlementaire et la fonctionde professeur ??? A qui profite ce type de situation ? Aux lobbys ou bien à certains parlementaires ? (sur ce sujet il y a eu un cours accéléré en prime time dans l’excellent épisode 5 de la série « les hommes de l’ombre » de FR2…)

    Ces commentaires ne se veulent pas provocateurs, mais la lecture de vos questions me semble un peu partiale et visant à mettre notre fonction dans le rôle de celui qui influencerait négativement des élus qui (sans celà) seraient toujours défenseurs d’un intérêt général accepté par tous… Vous conviendrez que la réalité est un peu plus complexe… Voil je ne voulais pas créer une polémique mais juste vous donner cet éclairage,
    à votre disposition pour poursuivre l’échange si cela vous intéresse

    cordialement,

    C CEVASCO
    Directeur Général affaires publiques
    Hill+Knowlton strategies paris

  3. Alain Provist dit :

    Bonjour,

    Quelles sont les positions officielles des candidats sur ACTA ?

    Cordialement :)

  4. brimont jean-luc dit :

    bonjour. je désire poser des questions à tous les candidats pour la présidentielle 2012.j’espère ainsi recevoir des réponses claires de chaque candidat.question 1:concernant les franchises médicales,médecin et pharmacie,quelle est la position de chaque candidat à ce sujet,est-ce qu’ils pensent les supprimer?question 2:concernant les retraités actuels,est-ce que les candidats vont revaloriser les pensions retraites et de combien?car les retraités ont enormemment perdus en pouvoir d’achat.merci